vendredi 22 août 2025

902 & 677./ TOM WAITS : "Silent Night & Christmas Card From A Hooker In Minneapolis" (live 1979).- Première diffusion le 25.12.2024 - 9.


901./pchb 135 '- Stag 1./ JOHNNY FARMER : "Wrong Doers Respect Me".- 33 tours paru en 1998 sur le label Fat Possum.


Si vous avez de la chance, vous vivez dans une ville avec quatre ou cinq personnes qui se soucient réellement de la qualité de leur travail. Johnny Farmer est l'une de ces personnes. La vie difficile de Johnny Farmer a commencé le 6 mai 1932, à Holly Ridge, une petite communauté dans le Delta, à huit miles à l'est de Leland, Mississippi. Son premier souvenir est celui de se réveiller à quatre heures pour allumer un feu pour le café que son père et ses frères aînés consommaient avant de se rendre aux champs pour la journée. À douze ans, Johnny était assez fort pour labourer un mulet avec ses aînés. Johnny s'est marié vers ses 20 ans. Son épouse a emménagé dans la cabane de deux pièces où Johnny est né et a vécu avec sa famille. Johnny n'a jamais été plus loin de chez lui qu'il ne pouvait marcher en une journée, lorsqu'une opportunité de travailler dans un groupe de construction de routes s'est présentée - une amélioration certaine par rapport à son emploi de métayer. Peu après avoir obtenu son nouvel emploi, la femme de Johnny a été tuée dans un accident étrange.

Johnny travaillait conduisait des bulldozers, faisait fonctionner des niveleuses et des excavatrices avec une pioche, une pelle ou une houe. Johnny réparait tout cela avec ses outils. Sans surprise, il savait comment faire fonctionner un bulldozer et comprenait précisément comment les chenilles en métal réagissaient au freinage, avant même d'avoir eu la chance d'en conduire un. Un jour, Johnny a eu sa chance, et le reste appartient à l'histoire. Il est devenu unique avec le bulldozer, il était redoutable quand il était installé au sommet de l'un d'eux, quand la météo le permettait. Johnny était vraiment un expert, il savait comment abaisser la lame lorsque le sol n'était pas complètement sec, combien de terre peut être poussée et jusqu'où avant que chaque côté commence à glisser et les creuser. Johnny savait si la manette devrait être plus proche du lapin que de la tortue — Johnny connaîssait également les réponses à un tas d'autres questions dans ce genre. "Je ne veux pas faire de record ; il n'y a pas lieu ; ce n'est pas ce que je fais. Je suis le meilleur conducteur de bulldozer. Je ne vais pas m'arrêter de faire cela pour essayer de faire quelque chose que je ne connais pas . ».
Johnny a acheté une guitare parce qu'il y avait juste trois chansons qu'il aimait écouter. Après le dîner et avant d'aller au lit, s'il lui restait de l'énergie, il branchait sa guitare et s'entraînait seul. Même après avoir appris à jouer, il ne jouait que seul. Johnny, avec une douille profonde sur son auriculaire, faisait sortir un son du petit ampli qui il imitait les paroles qu'il avait entendu chantées. Si les cordes continuaient à se moquer de lui, il hurlait à son petit amplificateur Peavey : « Tais-toi, tais-toi, tais-toi !". Il était captivé - Il jouait dans le style Slide-guitar d'une manière parfaite et il faisait des pauses pour crier et jurer dans le silence et la paix. Johnny terminait 95 % de ses chansons par « merci beaucoup ». À partir de 1998, Johnny passait la plupart de son temps à veiller sur ses petits-enfants dans sa maison mobile. Aujourd'hui, il a, aurait, 93 ans ; je n'arrive pas à savoir si il vit toujours mais, peut-être, qu'au final un type pareil, plus mythique qu'une légende ne décède jamais tout à fait. Sur les seules quelques photos que l'on connait de lui, il porte un beau chapeau et si c'était, lui, Staggerlee.

mercredi 13 août 2025

894./ pchb 132./ MICHAËL BLOOMFIELD : "Cruisin' For A Bruisin" - 33 tours paru en 1980.


Né à  Chicago,  [], Michael Bernard Bloomfield découvre le blues, le rhythm and blues et le rockabilly sur les ondes des radios du Sud des Etat Unis'. Dés qu' il reçoit sa première guitare, il commence à apprendre à jouer le blues électrique qu'il découvre dans les quartiers sud de Chicago ; il ne tarde pas à monter sur scène et à jouer avec d'autres musiciens.

En 1964  , Mike Bloomfield est découvert, grâce à son travail en studio avec Bob Dylan quand ce  dernier passe à l'électrique sur l'album Highway 61 Revisited, un chef d'oeuvre !.  Il est signer par la firme CBS, malgré plusieurs enregistrements en 1964, rien n'est publié, le label ne sachant trop comment promouvoir un guitariste de blues blanc.

En  1965, il rejoint l'harmoniciste et compositeur Paul Butterfield, pour former un groupe de rock qui puisse son feeling aux sources du blues électrique urbain de Chicago. Ils font sensation dans la communauté blues, et permettent au public blanc de découvrir une nouvelle facette du blues. Intimidé par l'écrasante présence de Paul Butterfield, Michael Bloomfield quitte le groupe pour former, en 1967,The Electric Flag , 1967,  avec le chanteur Nick Gravenites.  Le groupe sort l'album A Long Time Comin' en 1968. Cependant, des désaccords entre les membres, un management à court terme et l'abus de cocaïne provoquent la fin précoce du groupe.

Bloomfield travaille également avec Al Kooper, sur l'album Super Session, 1968. Cet album, basé sur les talents de Michael Bloomfield et de Stephen Stills, reçoit d'excellentes critiques et devient l'album de Mike Bloomfield le plus vendu.

Au cours des seventies, Michael Bloomfield enregistre sur plusieurs petits labels (dont Takoma Records). Il joue avec d'autres groupes autour de San Francisco. Sa carrière est derrière lui d'un point de vue purement commercial, mais son talent de compositeur est toujours intact (cf. les œuvres de ses dernières années).

Le , Michael Bloomfield est retrouvé mort dans sa propre voiture à San Francisco, un flacon de Valium vide à ses côtés. La cause de la mort n'a cependant pas pu être déterminée du fait de l'absence de drogue dans son système sanguin.

Il a été classé 22e dans le classement des 100 plus grands guitaristes de tous les temps publié par le magazine Rolling Stone.

mardi 5 août 2025

891./ pchb 130./ TRIXON DIXON feat. SERGE FEYS * (Ostende/Belgium) : "Hoochie Coochie Man", "I Can't Quit You Baby", "Back Door Man" & "I Ain't Supertitious" .- Il s"agit d'un album cd, le premier du groupe et paru en 2023, consacré à des reprises de classique du blues de Willie Dixon. - *Serge Feys qui a produit ce disque et y joue des claviers, a été membres de T.C. Matic & a très souvent accompagné Arno, autant sur disque que sur scène, durant la carrière de ce dernier.

























 

890 & 707./pchb 58./ JOHN LEE HOOKER : 'I'm A Howlin' Wolf', 'Key To The Highway' & 'I Got Eyes For You'. - Extraits du 33 tours 'The Great Blues Sounds of John Lee Hooker', paru en 1963. Première diffusion le 28.01.2025 - 7.

 



889./ PLATS DU JOUR* - Episode n°1 : "Amuse-Gueule" avant de passer à table de Francis Carpentier .- Illustrations musicales : "The Milkcow" par Tjens Couter/T.C. Band, "Little Red Rooster" de Wiilie Dixon par Tjens-Couter (Arno Hintjens & Paul Couter) + version par Paul Couter & en corps par Trixon Dixon feat. Serges Feys (ex : T.C. Matic & clavériste d'Arno. *dédié à Arno Hintjens & Paul Couter.



PLATS DU JOUR

Francis Carpentier

aux poèmes

&

Christian Edziré Déquesnes

à l’orchestrophone

Amuse-gueule*


Le blues est l’affaire d’un poème

douze mesures pour se remettre

le cœur en marche au bon tempo

badamm badamm au bon tempo

le blues est l’affaire d’un poème

qui se faufile entre les mots

Les mots en veux-tu en voilà

pleuvent sur ta tète a pleins seaux

comme des chiffres a pleins calculs

badamm badamm et tu t’en moques

trois mots sur le dos d’une enveloppe

un poème a repris la parole

Il chante en frappant le sol du pied

la terre a des mots pour tout dire

pour faire germer le printemps

badamm badamm même en hiver

sous la neige mélancolique

le poème rythme le cœur du temps

Sur un tempo de douze mesures

échappé des canaux numériques

le blues fait la nique a l’enfer

badamm badamm il te dit que

le bonheur ne se calcule pas

le poème parle droit au cœur 


*Antérieur à Plats du Jour, ce poème figure dans le n°2 de la revue Ffwl Lleuw/Le moulin des loups.

Avant de passer à table...

Plats du jour fut d’abord publié sous la forme d'un supplément du numéro 7 de la revue : Ffwl Lleuw**, animé par de Christian Edziré-Déquesnes, l’infatigable moulangeur de créations littéraires, qu’il meule et blute en musique dans son moulin du Puits du Trou au Loup. Bien que cette première édition ait rapidement été épuisée la table d’hôtes est restée ouverte : à l’heure où Les Cahiers du Petit Curé prennent le relais de sa diffusion sur papier l’intégrale de son contenu, enrichi d’enregistrements originaux et de photos, a été mis à la disposition des geeks et autres surfeurs du web, au- delà de la galaxie Gutenberg, dans le blog Ffwl Llew, à l’url suivant : http://orchestrophone.blogspot.com.Les préparations de ce livret résultent d’une correspondance soutenue entre Christian-Edziré Déquesnes et Francis Carpentier, le premier adressant au second des cd tirés de sa collection d’enregistrements de blues, en échange de quoi celui-ci lui retournait au fur et à mesure les vers qu’il en tirait. C’est ainsi que de coué en paielle***

les poèmes inscrits au menu figurant à la page suivante ont été élaborés par Francis Carpentier dans sa cuisine d'Angers, à l’exception du quatorzième, qui donne son titre à l’ensemble, lequel fut inspiré, soufflé à l'oreille de Christian-Edziré Déquesnes par le chanteur Arno Hintjens. Ensuite, pour accommoder le tout, le moulangeur de Ffwl Lleuwpuisé dans son Orchestrophone les ingrédients biographiques et les épices des références discographiques des blueswomen et bluesmen auxquels Plats du jour rend hommage.

**Automne 2016

*** i.e. : De marmite en poêle, en vieux parler du nord. Christian-Edziré Déquesnes est un fervent partisan de La Grande Picardie Mentale.

Menu

St Amand’ Blues(Elisabeth Cotten) 7

Les regards de Rory Block 9

Cache-cache blues (Skip James) 12

Les gospels de Leon Pinson 16

Talking blues pour Harmonica Frank Floyd 19

Blues pour Hound Dog Taylor : 22

En buvant des stouts avec Roland van Campenhout 25

Le Texas blues de Scott H. Biram : 30

La chanson de Bror Gugnar Johnson 33

Le jungle rhum blues de C.W. Stoneking 36

Road blues pour Makoto Ayukawa 39

Les couleurs de Michel Roach 42

La guitare de Bo Diddley 45

Plat du jour (Willie Dixon) 47

1052./ pchb 163./