MUZE HIC ! & BLUESTALGIE
mardi 18 août 2026
lundi 17 août 2026
1094./ pchb 170. / FLAVIUM (Neederland/Pays Bas) : "Double Trouble"* & "Nightlife"** . - Extraits du double 33 tours compilation "Blues Album", paru en 1987. - Il s'agit de reprises de titres d'*Otis Rush & .
Flavium est un groupe de blues rock, C’est une formation néerlandaise, fondée en 1969 à Apeldoorn, il est considéré comme l’un des grandes blues‑bands des Pays‑Bas et il est toujours en activité depuis 1969 avec tournées et albums ; les albums connus : Bad Luck (1975), Pluggin’ In Your Socket (1977), No Kiddin’ (1979 et Back Door Man (2013). Le style de Flavium est un blues électrique inflencépar Peter Green’s Fleetwood Mac, ils ont même une effectué une tournée en hommage au Peter Green's Fleetwood Mac. - Christian-Edziré Déquesnes.
dimanche 16 août 2026
1092 & 762./ pchb 91/ MUDDY WATERS : "Deep Down in Florida'" . Extrait de Muddy "Mississippi" Waters -Live" - 33 tours (produit par Johnny Winter) paru en 1979 et réédité par la suite en double cd, en 2003, avec de très nombreux bonus. " - 33 tours (produit par Johnny Winter) paru en 1979 et réédité par la suite en double cd, en 2003, avec de très nombreux bonus.- Première diffusion le 07.04.2025 - 25.
Muddy Waters est l’un des monstre sacré du blues moderne et électrique, l'un de ceux qui a fait passer le blues rural du Mississippi dans l’ère électrique de Chicago et qui va, plus tard, nourrir la naissance du rock 'n' roll. Né McKinley Morganfield en 1913 dans le Mississippi (Rolling Fork ou Issaquena County selon les sources), il grandit sur la Stovall Plantation, où il apprend l’harmonica et la guitare acoustique en imitant Son House et Robert Johnson. En 1941, Alan Lomax l’enregistre pour la Bibliothèque du Congrès : c’est le début de sa carrière discographique. En 1943, il part pour Chicago, où il abandonne l’acoustique pour l’électrique, ajoute une section rythmique, et participe à l'invention de ce qui deviendra le Chicago blues. Le son de Muddy Waters est un puissant blues électrique, urbain, avec des glissandos plaintifs et expressifs à la Slide Guitar (bottleneck). Sa voix grave, sombre, chaude, dramatique, l’une des plus émouvantes et expressives du blues électrique. Muddy Water avec l'amplification de la guitare, un fort volume sonore au service d'un groove urbain, a transformé le blues acoustiquebdu Delta en une musique électrique et citadine. Les groupes qui l'accompagnent, verrons passer des géants tels que : Little Walter (harmonica), Jimmy Rogers (guitare), Otis Spann (piano), Willie Dixon (contrebasse, compositions), Johnny Winter (guitare, productions) ; Ensemble, ils enregistrent des classiques comme : "Hoochie Coochie Man", "I Just Want to Make Love to You" "I’m Ready et son titre “Rollin’ Stone” donnera son nom aux Rolling Stones.
vendredi 14 août 2026
1091 & 45./ pchb 169. / CHARLEY PATTON - "Screamin' And Hollerin' Blues" (1929) & "Spoonful Blues" (1929). - Compilation-33 tours "Spoonful Blues", paru en 2018. - Première diffusion le 04.09.2021 - 24.
Charley Patton est la figure emblématique du Delta blues, l’un des musiciens des plus influents de toute l’histoire de la musique américaine. Né probablement en avril 1891 dans le Mississippi et mort en 1934, il a façonné un style, jun répertoire et une attitude scénique qui deviendront la matrice du blues moderne. Son influence s’étend à Robert Johnson, Son House, Howlin’ Wolf, Muddy Waters, et plus tard à toute la musique rock. Il a été un interprète charismatique : voix puissante, jeu de guitare percussif, utilisation du slide, performances spectaculaires (jouer derrière la tête, frapper la caisse de la guitare), il a enregistré plus de 70 titres entre 1929 et 1934, dont plusieurs classique du blues rural. Né dans le Hinds County, il grandit dans une famille nombreuse avant de s’installer en 1900 à la Dockery Plantation, véritable foyer du blues, il y rencontre Henry Sloan, un musicien mystérieux qui aurait profondément influencé Charley Patton qui a commence à jouer très jeune, il a aussi appris auprès d'un certain Earl Harris, avant de deviennir un musicien itinérant dans tout le Sud ; Charley Patton de par sa voix grave, rugueuse, parfois presque criée et son jeu de guitare : rythmique puissante, accords ouverts, usage fréquent du bottleneck se construit une solide réputation que renforce la poétique de ses compositions : vers métaphoriques, structure libre, mélange de blues, ragtime, gospel et chansons populaires. Charley Patton enregistre pour Paramount puis Vocalion à partir de 1929 ; parmi ses titres les plus célèbres : Pony Blues, Down the Dirt Road Blues, High Water Everywhere, Screamin’ and Hollerin’ the Blues, Banty Rooster Blues, des compositions qui définissent le genre du blues du Delta, un rythme lancinant, une tension vocale, la narration de la vie des travailleurs noirs du Sud. Charley Patton a eu une influence directe sur Howlin’ Wolf, qui disait avoir appris de lui « tout ce qu’il savait ». Charley Patton a été aussi le modèle de Son House, Bukka White, Robert Johnson, puis pour les bluesmen électriques de Chicago, il meurt meurt en 1934 à Indianola, dans le Mississippi, et est enterré au Holly Ridge Cemetery. Sa tombe est aujourd’hui un lieu de pèlerinage. - Christian-Edziré Déquesnes.
BONUS
mercredi 12 août 2026
1090 & 347./ EDDIE KIRKLAND : "I Must Have Done Somebody Wrong" & "Train Done Gone" (1959) - Extrait du cd-D/4 du coffret "Garden City Blues - Detroit's Jumping Scene 1948-1960", paru en 2015 sur le label JSP Records. Première diffusion le 19.02.2024 - 30.
Eddie Kirkland (1923–2011) est l’une des figures les plus singulières et nomades du blues américain — un musicien que l’on surnommait “The Gypsy of the Blues” pour ses tournées incessantes, son énergie brute et son style profondément personnel. Guitariste, harmoniciste, chanteur, songwriter, Eddie Kirkland est un bluesman électrique qui a traversé presque tout le XXᵉ siècle du blues, il est né en 1923, probablement à Kingston (Jamaïque) ou Dothan (Alabama) — les sources divergent. Il meurt en 2011 à Crystal River, Floride, après un accident de voiture. Il c'est une réputation notamment pour ses accordages originaux, son jeu au pouce (sans médiator), ses riffs nerveux, et une présence scénique explosive (parfois acrobatique). C’est l’un des piliers du Detroit blues, aux côtés de John Lee Hooker, Eddie Burns, Bobo Jenkins, Sylvester Cotton, etc. Il arrive à Detroit dans les années 1940, il travaille le jour à la Ford Rouge Plant et joue le soir dans les house parties. De 1949 à 1962, il devient le second guitariste attitré de John Lee Hooker, participant à de nombreuses sessions mythiques. Il suit John Lee Hooker dans ses tempos fluctuants, ses grooves libres : “It was difficult playin’ behind Hooker but I had a good ear…” Il contribue à transformer le delta blues brut en blues électrique urbain, notamment grâce à son jeu avec son pouce. Eddie Kirkland est donc un maillon direct entre le blues rural du Sud et le son électrique de Detroit — exactement le fil que tu explores dans tes recherches sur Hooker, Burns, Cotton, Garden City Blues, etc. Après sa période Hooker, Eddie Kirkland mène une carrière prolifique : It's the Blues Man! (1961, Prestige) — album majeur. I Must Have Done Somebody Wrong (1959, Fortune) — repris sans crédit par Elmore James, puis popularisé par les Allman Brothers, The Hawg (1963, Volt/Stax) — son hit Rythm 'n' Blues, Albums Trix, JSP, Telarc : Front and Center, The Devil and Other Blues Demons, Movin’ On, Lonely Street. Il a aussi été bandleader d’Otis Redding dans les années 60. Ce qui distingue Eddie Kirkland, c'est des accordages non standards et riffs tranchants, un jeu de slide guitar très expressive, son jeu de pouce, donnant un son percussif et rugueux, sa voix directe, sans fioritures, profondément marquée par le gospel et les medicine shows de son enfance. Son blues est dansant, nerveux, mobile, toujours en mouvement — un blues de route, de survie, de voyage. il est l'une des figures majeures du blues post-guerre, reliant le Sud rural, Detroit, Stax/Volt, puis les circuits indépendants des années 70–90. Eddie Kirkland a parfois tourné 40 semaines par an, partout aux États-Unis et en Europe. Il est une des influences des guitaristes de blues électrique qui recherchent un son brut et non standardisé. - Christian-Edziré Déquesnes.
mardi 11 août 2026
1090 & 345./ SYLVESTER COTTON : "Pay Day Blues" (1948), "Three Cent Stamp Blues" (1948) & "Sak-relation Blues (1948) - Extrait du cd-C/4 du coffret "Garden City Blues - Detroit's Jumping Scene 1948-1960", paru en 2015 sur le label JSP Records. - Première diffusion le 19.02.2024 - 31.
Sylvester Cotton est un bluesman fantôme : presque aucune trace biographique, mais une empreinte sonore unique ; il est l’un des bluesmen les plus mystérieux et fascinants du Detroit Blues — un musicien dont l’œuvre est minuscule, mais dont l’impact est immense pour ceux qui connaissent vraiment cette scène. Chanteur et guitariste de Detroit, actif entre les années 1940–1950. Né dans le Sud (probablement le Mississippi), il migre à Detroit comme beaucoup de bluesmen de l’époque, attiré par les usines automobiles et une scène musicale en pleine ébullition. Il n’a jamais enregistré d’album, n’a jamais eu de carrière commerciale, et pourtant il est devenu une figure culte grâce à quelques sessions privées captées par le producteur Joe Von Battle et ces enregistrements sont parmi les plus bruts, les plus intenses, les plus “Delta” jamais captés à Detroit. Sylvester Cotton, c’est un blues rural, presque archaïque, transplanté à la ville ; c'est une voix âpre, profonde, chargée de tension, accompagnée par un jeu de guitare accoustique percussif, hypnotique, proche de John Lee Hooker mais plus mélodique ; une manière de chanter comme si chaque phrase était arrachée à la vie. Il représente le Detroit Blues à côté de John Lee Hooker : un blues sans compromis, sans arrangements, sans studio, juste l’homme et sa guitare. Ses enregistrements sont rares mais on en trouve réunis vingt sur le cd 3 du coffret 4 disques du coffret "Garden City Blues" paru dans la collection de JSP Records, en 2015 ; ce sont des performances spontanées, d’une intensité presque primitive, minimaliste, répétitive, vix habitée, trances blues du Sud jouées dans le Nord. Sylvester Cotton c’est le blues non civilisé, non urbanisé, capté avant que le blues de Detroit ne devienne le Motown Sound. Visiblement Sylvester Cotton n’a jamais cherché la carrière avec son blues, ses enregistrements sont des sessions informelles, souvent faites dans l’arrière-boutique du producteur local Joe Von Battle, il n’a pas eu la chance d'être signé, produit et distribué par un label, de bénéficier d'un manager, ou d’avoir un hit commercial et ce qui en fait un trésor caché de l'histoire du blues ainsi qu'un témoin essentiel de ce que le blues de Détroit était avant de devenir un réel genre commercial. - Christian-Edziré Déquesnes.
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