samedi 26 juillet 2025

883./ pchb 121./ ROBERT CAGE (1937 - : 'Instrumental N° 5', 'Little Eddie Blues', 'Bundle Up & Go' & 'Goodbye Irene'. - Extraits du 33 tours 'Canseewhatyoureredong', paru en 1998.

Le bluesman de Woodville, Robert Cage, est né à La Nouvelle-Orléans le 23 mars 1937, mais sa famille, qui a des racines dans le sud-ouest du Mississippi, déménage rapidement à Natchez, où il a passé ses six premières années. Ils ont ensuite, à nouveau, bougé dans la communauté de Percy Creek, à environ dix miles à l'ouest de Woodville près du lac Mary, Robert Cage y a vécu pendant plusieurs décennies. Il se souvient que la première fois qu'il a entendu du blues, c'était à travers des disques sur l'« autophone » du juke joint de sa mère Carrie, qui se trouvait à côté de leur maison. « Autophone » est le nom de marque d'une des premières machines à pièces de monnaie, bien qu'il a été très vite utilisé de manière plus générique le terme juke-box pour les désigner. Robert Cage a particulièrement apprécié d'abords les enregistrements de John Lee Hooker mais très vite a été touché également les artistes locaux qui jouaient au juke-point, surtout par le guitariste Lee Baker, aussi le violoniste Nolan Cage, un parent. Son influence la plus importante sera le guitariste/chanteur Scott Dunbar [1904-1994] qui travaillait comme guide de pêche sur le lac Mary, ce dernier se produisait souvent en solo au juke-point. Au milieu des années 50, le folkloriste Frederic Ramsey a enregistré Dunbar, ainsi que plusieurs des membres de sa famille, et Folkways Records à la suite publie ces enregistrements ; une photographie de Dunbar apparaît dans la première édition du livre de Ramsey de 1960 'Been Here and Gone'. Le folkloriste Bill Ferris a ensuite enregistré Dunbar pour un album de 1970 de la musique de Dunbar sur le label Ahura Mazda, sous le titre 'From Lake Mary', ces enregistrement ont été réédité en CD sur Fat Possum.
La mère de Robert Cage offre à son fils une guitare quand il a onze ans, il rencontre Dunbar pour la première fois vers treize ans en l'écoutant discrètement au juke-point alors Il se met à étudier les chansons de Dunbar, il en a interprété beaucoup et a composé dans un style similaire à celui de Dunbar, À dix-huit ans, Cage a formé son propre groupe avec ses cousins Ray Trass, Little Miller et un percussionniste frappant sur une boîte de bière.
En raison des interdictions locales sur l'alcool, ils se produisent principalement dans des clubs dans le sud de la Louisiane, y compris le State Line Club, où ils sont le groupe résident. Il a ensuite dirigé un groupe appelé les Blues Boys qui comprenait des saxophonistes et des trompettistes, il se souvient qu'ils jouaient une grande variété de musiques notamment souvent du Chuck Berry. De la fin des années 80 jusqu'en 2001, il a souvent joué au Hilltop Club juste au sud de la frontière en Louisiane dans un groupe qui mettait en vedette son fils, Vincent "Buck" Cage, à la basse, et C.L. Ward à la batterie. En 1997, Bruce Watson et Matthew Johnson de Fat Possum Records se sont rendus à Woodville pour essayer de retrouver Scott Dunbar, qui était décédé plusieurs années plus tôt et ils ont été à la rencontre de Robert Cage ; ils l' enregistrent et en 1998, publie l'album 'Canseewhatyoureooing', Robert Cage alors pars en tournée au Japon et en France pour se produire, il participe à plusieurs tournées nationales dans le cadre du Fat Possum Juke Joint Caravan. Sinon durant de très nombreuses décennies, le métier principal & gagne pain de John Cage a été mécanicien pour de grands camions, qu'il réparait chez lui, juste à l'ouest du centre-ville de Woodville.


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